La Biennale de Dakar (DAK’ART), le carrefour de l’Art africain contemporain

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    Depuis l’avènement des indépendances, les pays africains s’attellent a instaurer une société moderne pourvue d’institutions garantissant l’épanouissement de chaque individu et de la communauté.

   La place de l’art au cœur de ces sociétés nouvellement constituées étant primordiale, les états s’investissent comme il peuvent, pour créer un environnement favorable a la modernisation et au développement d’infrastructures culturelles et artistiques solides.

    Le Sénégal fait figure d’exemple en matière de promotion d’art depuis son premier chef d’Etat Léopold Sédar SENGHOR, lui même poète émérite et l’un des initiateur du mouvement de la négritude. “C’est d’art” comme l’appelait certains de ces compère, est a l’origine de toutes les institution culturelle et artistique présente dans le pays à la suite des colons. La biennale de Dakar ou encore le Dak’Art s’avère être l’accomplissement de ce processus.

 

Du FESTAC à la Biennale de Dakar (Dak’Art)

 

  Le FESTAC ou Festival Mondial des Arts Nègre (Dakar-Lagos), était un espace d’expression réservé aux artistes africains. Mais il ne vit le jour que pour deux éditions avant sa fin dans les années 1970.

  Environs une décennie plus tard, une poignée d’artiste membre de l’association des artistes plasticiens du Sénégal approchent le président Abdoul DIOUF pour lui suggérer la création d’une manifestation artistique et culturelle internationale leur permettant de présenter leur savoir faire au monde, mais aussi s’y confronter à d’autres artistes d’horizon différent.

   C’est en octobre 1989 que le projet est officialisé par le président Abdoul DIOUF, et en 1990 se tient la première éditions de la Biennale de Dakar et elle sera consacré à la littérature.

   A la suite de l’édition de 1992, d’un commun accords, les acteurs engagés dans l’événement décide de  la consacrer aux Arts visuels africain et de sa diaspora a l’instar de la biennale de Venise.

   Depuis lors, tous les 2 ans, le Sénégal  devient la plaque tournante de l’art africain contemporain, avec a chaque étape un thème différents invitant les participant à donner leurs appréciations de la société au travers de leurs œuvres.

 

L’actuel DAk’ART

 

   Au fils des années, d’importantes innovations on étés apportés à la manifestation en vue de la rendre plus fluide et attractive. En effets, plusieurs évenements reparti à l’échelle du pays composent la Biennale. 

Laeila ADJOVI (prix Léopold Senghor de la photographie)

 L’exposition internationale regroupe les artistes africains et ceux de la diaspora, les expositions d’artistes invités, les expositions hommages, des salons et rencontre autour du thème affecté a l’événement.

   Le Dak’Art au campus, un projet qui allie l’art aux causes environnementales, avec la collaborations entre étudiants et artistes.

 

  Le festival Off, intégrant des artistes d’horizons et de styles divers dans des expositions à Dakar, Saint Louis et un peu partout sur le territoire.

  Ce qu’il faut retenir, c’est que la  Biennale de Dakar est aujourd’hui au rang des événements artistique et culturelle internationaux les plus attendu.

  Le Dak’Art 2018 (13 éditions) qui avait pour thème “L’heure Rouge” extrait de l’oeuvre Et les chiens se taisent de Aimé CESAIR a eu lieu du 03 mai au 02 juin 2018. Dorénavant abrité par l’ex palais de justice du Sénégal, lieu principale de la rencontres, les autres lieux mythique de la ville de Dakar sont également réquisitionner au gré de la biennale. Du musé de l’IFAN, des anciens combattants, des civilisations africaines, et le musé Léopold SENGHOR sans oublier la place du souvenir Africain, tout Dakar vie au Rythme de la Biennale.

    Le commissaire principal Simon NJAMI avec l’aide des commissaire invités: Miriam HULTMAN (Suede), Alya SEBTI (du Maroc), Marizol RODRIGUEZ (Mexique), Bonaventure N’DIKUNG (Cameroun) et Cosmin COSTINAS (Hong Kong) avec l’appuie indéfectible du gouvernement Sénégalais (finance le projet depuis sa création hauteur de 75% du budget) a pu relever le défis 2018 de la Biennale.

   Et cette manifestation est aussi l’occasion de remettre des récompenses telles que  le grand Prix Léopold-Sédar Senghor glané par la photographe franco-béninoise Laeila Adjovi. Le marocain Saoud LAHLOU celui de la Diversité, attribué par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) doté de quinze mille euros. Franck Fannie Aboubacar de la Côte d’Ivoire a reçu le prix spécial de l’Union économique et monétaire ouest-africaine d’une enveloppe de cinq millions de francs CFA. C’est le nigérian Tejuoso Olanrewague qui a remporter le prix du Ministère de la Culture pour son œuvre Oldies and Goodies.

 

  Ce sont 75 artistes arrivé de 33 pays du monde qui ont été reçu dans la partie officielle du Dak’Art.

   Dans la partie Off, plus ouverte et indépendante, mille artistes ont été accueillit sur 320 sites réparti dans toutes les régions regroupés en 260 vernissages sous la houlette de son président PETRONI Mauro.

 

 

 

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